SALON D ’AUTOMNE 2012 champs-ÉLYSÉE S 25-29 O CTOBRE Sous le parrainage de Pierre Arditi

L’édito de la ministre de la Culture et de la Communication

À la fin du mois d’octobre 2012, l’avenue des Champs-Elysées accueillera cinq jours durant la nouvelle édition du Salon d’Automne. Cette exposition d’art, créée en 1903 à l’initiative de Frantz Jourdain, l’architecte de la Samaritaine, se caractérise par sa pluridisciplinarité en présentant des peintures, sculptures, photographies, dessins, gravures, arts appliqués et décoratifs, tout en accordant une place à l’architecture, la musique, la danse, le cinéma, la haute couture, l’art culinaire, le théâtre, la poésie, et plus récemment, l’art urbain, en fidélité à l’éthique originelle du Salon fondée sur la « fraternité des arts et des artistes ». Cette prestigieuse manifestation a su se renouveler au fil des décennies et offrir au public un panorama divers de la création contemporaine. Depuis sa création, elle a toujours tenu à s’ouvrir aux artistes étrangers et elle s’est progressivement implantée avec succès à Moscou, au Caire, à Pékin, à São Paulo, à Tokyo et cette année à Tel-Aviv. L’édition 2012, parrainée par Pierre Arditi, rendra hommage à son père, le grand peintre Georges Arditi, ainsi qu’à René Coutelle, Président d’Honneur de la Maison des Artistes, tous deux récemment disparus. Elle sera également marquée par le retour de la section vidéo parmi les autres sections traditionnellement présentes au Salon, et pour la seconde année consécutive, grâce au partenariat avec l’Académie des banlieues, les cultures urbaines s’exprimeront dans toute leur diversité. Je tiens ici à remercier Noël Coret, le Président du Salon d’Automne, et son équipe pour leur implication et souhaite à cette alerte institution de fédérer un public toujours plus enthousiaste.

Aurélie Filippetti Ministre de la Culture et de la Communication


 

 Incontestablement, l’édition 2011 du Salon d’Automne sur les Champs-Elysées fera date  ! Pulvérisant ses records d’affluence (plus de 15   000  visiteurs officiellement recensés !), notre société d’artistes a renoué avec sa notoriété ! La présence au vernissage, pour la première fois, du Maire-Adjoint à la Culture de la Ville de Paris, Christophe Girard, témoigne de l’intérêt des pouvoirs publics et du nouvel engouement des amateurs d’art pour le Salon d’Automne... Sans aucun doute, c’est une belle victoire couronnant l’ouverture aux cultures urbaines et récompensant le courage de tous ses artistes, peintres, graveurs, sculpteurs, photographes, créateurs du Livre d’artiste et de l’Art mural, architectes venus des quatre coins de France et de la planète, qui lui sont restés fidèles durant ces années SDF, refusant les mirages du Grand Palais avec Art en Capital pour conserver coûte que coûte notre indépendance, notre identité, notre liberté d’expression !...

Noël Coret Ecrivain d’Art Président du Salon d’Automne


 

 Enfant, lorsque je regardais mon père peindre, chacun de ses coups de pinceau me semblait être une sorte de « passe » mystérieuse, incompréhensible, qui fascinait et heurtait à la fois ma Raison enfantine. Et quand je lui demandais pourquoi son « trait » était épais ici, transparent là, brouillé ailleurs il me répondait : « Si je pouvais l’expliquer, je ne peindrais pas ! » Cette réponse, elle aussi incompréhensible à l’époque, est restée gravée pour toujours dans ma mémoire comme si, inconsciemment, je savais que j’en aurai besoin pour « plus tard ». J’ai donc, sans autre explication, appris à vivre avec et dans les toiles de mon père. J’ai voyagé dans des paysages imaginaires et improbables devenus ma propriété... Voyagé dans le regard de ceux qu’il inventait et qui semblaient regarder vers un ailleurs invisible que je créais à mon tour devenant, un instant, peintre moi-même. J’ai galopé dans une peinture devenue « non figurative », où le monde n’avait plus les mêmes repères, et dans lequel je me perdais allègrement, décidant qu’il n’était pas nécessaire de comprendre mais vital de « Sentir » !

Mon père m’ a appris à regarder le monde, à avoir un « Point des vue », une opinion.
Mon père m’ a appris à vivre, c’est à dire à choisir.
Mon père m’ a appris à me peindre moi-même.
Je suis devenu l’acteur de l’homme que je suis. Vive la peinture....

Pierre Arditi